samedi 8 mars 2014

La fumée verte

 

C’était il y a quelques années. Un beau soir de fin été.  Peu à peu les oiseaux d’alentour avaient finit de se souhaiter une bonne nuit. Un doux silence régnait maintenant sur la campagne.  Il faisait bon. Les infatigables grillons nocturnes ne s’étaient pas encore mis à chanter. Les premières étoiles apparaissaient dans le ciel bleu sombre pour y dessiner des constellations qu’on n’avait encore jamais remarqué.   Un tout petit vent léger parfumait l’air de senteurs sucrées. Çà sentait le miel et la framboise.  Par un soir pareil, personne n’avait envie de   s’enfermer dans une maison.  Personne n’avait envie d’aller dormir, de peur que demain la vie semble moins belle. Moins vivante. C’était il y a quelques années.  Aux temps des grandes vacances. Du farniente. Un de ces soirs terrestres qui nous fait croire aux douceurs du paradis. Un de ces soirs magiques qu’on aimerait pouvoir vivre éternellement.
Comme tous les autres habitants de la région, François Frechard profitait de ces instants si précieux.  Pour tout vous dire, c’était bien rare qu’il délaisse sa télévision mais cette fois-là même lui avait sentit que c’était un soir d’été à ne pas rater. Assis sur un vieux banc de pierre devant sa maison, il contemplait en solitaire les derniers feux du soleil qui se couchait derrière les collines. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait assisté à quelque chose d’aussi merveilleux. François Frechard resta encore un bon moment sur son banc  à rêvasser. Et puis, il  allait tout de même se décider à rentrer chez lui quand son regard se posa sur le grand champ qui faisait face à sa maison. Là,  imperceptiblement une sorte de fumée est apparut. Une fumée verte s’est dressée au beau milieu de cette grande prairie d’herbes sauvages. Elle s’est mise à danser, presque certaine de pas être vu. Pourtant François Frechard  l’observait. Il la mangeait du regard. C’était si inattendu, si surprenant. Il n’avait jamais vu une chose comme çà. Même dans sa télévision. En dansant cette drôle de fumée prenait de vagues formes féminines.   C’est alors que la fumée verte a augmenté la dose d’extraordinaire. Dans l’air du soir, elle a tout doucement murmuré : François...François…. en entendant son prénom l’homme s’est levé de son banc comme un automate.  L’air encore plus ahuri qu’à l’ordinaire, François a commencé à se diriger vers la prairie. Là où de l’incroyable l’appelait.
C’était il y a quelques années. Un beau soir de fin été. Dans la prairie une fumée verte dansait près d’une petite mare. Parfaitement immobile sur le muret en pierres du jardin, un chat la regardait. L’observait de ses yeux malins.  Un chat noir qui s’appelait Pissenlit. Ce chat n’était pas né de la dernière pluie. C’était un vieux chat qui avait déjà vécu plusieurs vies. Cette curieuse fumée verte, le matou savait ce que c’était. Il en avait déjà vu. Et bien des fois. Il faut le savoir, concernant les phénomènes étranges de notre monde, les chats sont souvent  plus instruits que les humains. Les chats sont plus observateurs.  L’animal à moustaches regardait son maitre se diriger comme un somnambule dans la direction de la fumée verte. Pissenlit aurait bien aimé lui expliquer, lui dire que c’était surement dangereux de s’approcher. Mais il était déjà trop tard, François Frechard était à deux pas de la petite mare. Ma foi, ce n’était pas tous les soirs qu’on pouvait rencontrer un esprit follet. Bien des hommes ne vivront jamais d’aventures aussi fabuleuses. Ces créatures fantasques ne se montrent pas si souvent. Les Follets n’aiment guère la compagnie des humains. Pour eux les humains d’aujourd’hui sont trop balourds, trop réel, trop terre à terre. Ils ont du mal à croire aux créatures surnaturelles.  François n’a même pas ralenti quand il a marché sur un sol marécageux. Une terre molle où François s’est enfoncé peu à peu alors que la fumée verte dansait joyeusement autour de lui. Maintenant il était définitivement  piégé. Il lui semblait qu’on le tirait par les pieds, que de petites mains glacées l’attiraient dans les profondeurs. L’air hébété, il ne se débattait même pas. Alors en moins de cinq minutes cet homme disparut de la surface de la terre.  C’est ainsi que François Frechard connu son dernier soir d’été. Plus tard, bien plus tard, son cas fut classé par la gendarmerie dans la catégorie des disparitions inexpliquée. Contre toute attente François Frechard  devint un mystère. Personne au village  n’a jamais sut ce qui lui était arrivé sauf un témoin du nom de Pissenlit mais les gendarmes n’ont pas daigné l’interroger.
C’est bien dommage car Pissenlit, je peux en témoigner, est un sacré raconteur d’histoires...

 

lundi 24 février 2014

La plante à fées





 


Ce dimanche matin marquait le vrai début du Printemps. Il était à peine neuf heures et Madame Lesieur avait déjà des rougeurs sur les joues. Madame Lesieur semblait sortir tout droit d’une publicité pour des outils de jardins. Gantée de cuir rouge, bottée de caoutchoucs verts et coiffée d’un coquet petit chapeau de paille, elle ressemblait à s’y méprendre à une vieille réclame de catalogue horticole. Ce dimanche matin, encouragé par un soleil éclatant, madame Lesieur avait décidé de commencer son grand nettoyage de printemps.  Les cerisiers venaient tout juste de fleurir, il était grand temps pour elle de se mettre au travail.   Son grand jardin qui faisait sa fierté et son bonheur durant tout l’été donnait pour l’heure un spectacle quelque peu désolant. Jonchés de feuilles et branches mortes, parsemé de plantes flétries, son cher jardin semblait frappé d’un mauvais sort.  Madame Lesieur n’allait pas ménager ses efforts pour lui faire retrouver sa splendeur.  Dans ce village du pays de Montbéliard, le jardin de madame Lesieur était, au fil des années, devenu une sorte d’attraction municipale. A la belle saison, badauds et curieux venaient l’admirer en s’agglutinant devant la petite palissade blanche qui délimitait la propriété de madame Lesieur. Certains prenaient des photos, d’autres fermaient les yeux et respiraient à plein poumons pour s’enivrer des délicieux parfums qui  s’envolaient des parterres fleuris.  A la fin de l’année scolaire, les écoliers de la commune avaient le privilège de pouvoir le visiter.  La belle jardinière leur servait de guide en leur murmurant comme des noms magiques quelques noms de fleurs puis à l’ombre d’un vieux pommier, elle leur servait un goûter magique avec tartes aux fraises et sirop de framboises. Pour bien des gamins du village madame Lesieur passait pour une sorte de gentille sorcière.

Madame Lesieur n’était pas une adepte des jardins trop bien peignés. Elle s’efforçait de donner à son paradis végétal un petit air sauvage et merveilleux. Elle semait et plantait dans une sorte de désordre organisé.

Ce dimanche matin, à genoux dans la terre, madame Lesieur   arrachaient avec application les herbes inopportunes. Elle en avait déjà rempli une brouette quand Elle repéra une petite plante qui avait timidement poussé sous les feuilles morte, elle allait pour l’arracher  mais au dernier moment quelque chose arrêta  son geste.

Madame Lesieur ne le savait  pas encore mais cette plante n’était pas ordinaire. Sa graine vagabonde avait voyagé longtemps dans les bras du vent avant de venir se planter dans son jardin. Elle venait d’Avalon, l’île des fées.

Bien vite Madame Lesieur n’a plus songé à la petite plante sauvage qui s’était installé clandestinement au milieu de ses bleuets, iris, tulipes et myosotis. Enfin, Le mois de juin est arrivé et cette année là son jardin était vraiment magnifique. Plus beau encore que les autres années. Un véritable paradis végétal. Madame Lesueur ne se lassait pas de le contempler. Elle en était comme amoureuse. Et cette idée farfelue lui faisait rosir les joues. Souvent elle s’installait sur une chaise longue sous le gros pommier et elle restait là des heures à rêvasser. A suivre les arabesques virevoltantes des papillons. Durant ces moments si paisibles,  madame Lesieur ne pensait plus avec des mots. Il lui venait alors des pensées en couleurs. Des pensées roses ou violettes. Des pensées comme des fleurs.  Un jour arriva où la jardinière s’attarda dans sa contemplation encore plus longtemps qu’à l’ordinaire. Elle ne se décidait pas à rentrer sous son toit. La nuit commençait à tomber quand parfaitement incrédule elle remarqua d’étranges insectes qui tournoyaient au beau milieu du jardin. Et tout à coup une plante s’est mise à scintiller. Une plante superbe qui se faisait aussi lumineuse qu’un sapin de Noël.  Madame Lesieur en restait bouche bée. Éberluée. C’est  sur ses fleurs que les curieux insectes venaient butiner. Des insectes qui – maintenant que madame Lesieur avait chaussé ses lunettes- ressemblait fort à de minuscules fillettes ailées. Alors ce fut l’instant de la révélation, de l’illumination. La petite plante que madame Lesieur avait judicieusement épargné était une herbe à fées ! Elle attirait les petites donzelles magique dans son jardin et c’était sans aucun doute pourquoi cette année il encore plus magnifique.  Madame Lesieur est resté si longtemps fascinée par la danse aérienne qu’elle a finit par s’endormir dans sa chaise longue. Quand le clocher l’a réveillé en sonnant minuit. Le jardin était entièrement recouvert par la pénombre. Avait-elle juste rêvé  la venue des fées ? Cette question allait continuer de la hanter jusqu’à la fin de ses jours. Car une chose restait certaine : son jardin ne fut jamais aussi beau que cet été là.

Alors Je suis sûr maintenant que vous y réfléchirez à deux fois avant de déterrer  une mauvaise herbe dans votre jardin car se serait tout de même bien bête d’arracher une herbe des fées. Enfin, c’est vous qui voyez...

samedi 1 février 2014

Le Grappin du parking





Une grille de caniveau, on n’y fait guère attention. Il n’y a pas de honte à le reconnaitre : Les grilles de caniveau tout le monde s’en moque. S’en contrefiche. S’en tape le coquillart. S’en bat les … noix. Une grille de caniveau ce n’est pas le genre d’objet qui intéresse grand monde. A ma connaissance, personne ne collectionne les grilles de caniveau. Aucun auteur passionné n’a jamais écrit un livre à leur gloire avec de belles illustrations en couleurs. Et si on faisait un sondage en demandant aux gens « que pensez-vous des grilles de caniveaux ? » on verrait que personne n’a vraiment d’opinion sur  le sujet. Il y a comme çà des choses que l’on croise tous les jours et qu’on ne remarque presque jamais. Si un jour fort improbable  quelqu’un vous traite de « grille de caniveau » se sera sans nul doute pour se gausser de votre trop grande discrétion.
En fait on les remarque seulement quand y’en a plus. Oui on constate plus facilement leur absence que leur présence.  Quand des petits malins les ont retiré pour faire une très mauvaise farce aux piétons.  Alors,  on tombe dans un trou. Un trou noir. Dans ces cas là, on se casse souvent une jambe et après çà on a jamais plus envie d’entendre parler des grilles de caniveaux. Pourtant certaines d’entre elles mériteraient un peu plus d’attention. Un chouia de vigilance.  Je ne souhaite inquiéter quiconque mais les grilles de caniveau ne sont pas aussi inoffensives qu’elles y paraissent.
Celle qui nous intéresse aujourd’hui se trouve sur un vieux parking dans un quartier de Montbéliard. A priori elle n’a rien d’exceptionnelle. Légèrement teintée de rouille et quelque peu envahie d’herbes sauvages. Une grille de caniveau très ordinaire. On ne peut deviner que cette grille nous protège des créatures qui vivent dans les ténèbres humides et souterraines.
Il y a quelques années, un samedi soir, il était presque minuit quand la grille a légèrement bougé. Puis elle s’est soulevé à quelques centimètres au-dessus du sol. Ensuite elle a glissé lentement, très lentement, sur le goudron du parking. C’était comme si on ouvrait une trappe. Du trou noir est sortie une « chose ». Une chose gluante aux yeux jaunes luminescents. Une de ces choses qui normalement ne vivent que dans les vieux contes. Une de ces créatures immondes qu’on ne devrait rencontrer que dans Les histoires d’Halloween. Normalement.
Cette nuit-là, sur le vieux parking d’un quartier de Montbéliard. Deux amoureux  se bécotaient dans une 206 bleue qui semblait verte sous la vague lumière d’un lampadaire solitaire. L’endroit n’était certes pas des plus romantiques mais il avait l’avantage d’être désert. La 206 était l’unique véhicule garé sur ce parking. Et puis, de toute façon les montbéliardais ne sont pas réputés pour leur romantisme. La preuve : on parle de vache montbéliarde, de saucisse de Montbéliard mais personne ne parle jamais de romantisme montbéliardais.
Les amoureux de la 206 se croyant seuls au monde, tout occupé qu’ils étaient à leur bouche à bouche étaient loin de se douter  que quelque chose les observait. Quelque chose qui était sortit du caniveau. C’était gros comme un lapin, çà s’appelait un Grappin. Oui, c’était le nom que leur donnait.
Jadis les Grappins vivaient dans les puits mais de nos jours les puits  se font plutôt rares aussi certaines de ces horribles créatures se sont  rabattues dans les caniveaux et les égouts. Il faut savoir que Ces monstres humides ont une singulière fascination pour les flammes. Autrefois Ils mettaient le feu aux granges, aux charrettes de foins et aux maisons des humains qui leur déplaisaient. On peut dire que c’était un de leurs loisirs préférés. Malgré les siècles passants, certains Grappins ont encore gardé ces  mauvais penchants d’incendiaires.
Ce soir-là, le Grappin du parking sautillait entre les vieux arbres. Il avançait sur le macadam jonché de feuilles mortes, de mégots et de vieux chewing-gums. Et puis, lentement, le Grappin grimpa sur la 206. Les doigts de ses mains et les orteils de ses pieds faisaient ventouses sur la carrosserie. Les deux amoureux ne se rendaient toujours compte de rien. Ils se bécotaient inlassablement. N’empêche, ils faillir se mordre mutuellement la langue quand du coin de l’œil ils aperçurent le Grappin qui les lorgnaient derrière le pare-brise. Sans réfléchir ils ont abandonné la voiture et se sont sauvés dans la nuit. Chacun dans une direction différente !
Quelques secondes plus tard la 206 flambait allègrement  et une bestiole aux yeux jaunes regardait le spectacle en battant des mains. Comment les Grappins arrivent à allumer le feu ? Ça,  personne ne le sait. C’est leur secret. Mais en tous cas, une chose est sûr, ils n’ont pas perdu la main.
Ainsi, on voit parfois des carcasses de voitures brulées, abandonnées sur un parking désert  ou au bord d’une rue peu fréquentée.  On se dit que ce sont des voyous. Des vandales. Qui ont fait çà. Le plus souvent sans doute.  Mais parfois aussi c’est un Grappin qui s’est amusé.  Après tout, même les créatures qui vivent sous les grilles de caniveau ont aussi besoin de distraction.





samedi 18 janvier 2014

La fiancée du Vent




Là-bas, il y a longtemps. Dans un coin de la Comté qu’on nomme le Pays des Lacs. Il y avait une jeune fille. Une très belle.  Avec de grands yeux noirs. Et de longs cheveux sauvages. Une qui s’appelait Justine. Sur les petits sentiers qui serpentent dans les collines,  elle se promenait souvent à la tombée du soir. Elle fredonnait.  Un petit chant mélancolique. Une douce complainte qui se mélangeait à l’air du soir. La belle Justine avait un secret. Un bien étrange secret.
Là-bas, chez elle. Dans son village, dans sa famille. Personne ne le sait mais cette jeune fille est amoureuse. Oh ! Vous me direz c’est une chose qui arrive assez souvent. Pour une jeune fille être amoureuse c’est une bonne maladie.  Etre amoureuses pour les filles de vingt ans c’est dans l’ordre des choses. Ça leur donne de belles couleurs aux joues. Seulement voilà cette jeune fille est tombée en amour pour quelqu’un de très particulier. Quelqu’un d’insaisissable. Quelqu’un qu’on ne présente pas facilement à ses parents.  Justine est amoureuse du vent. Oui, le vent.  Elle l’aime.  Elle en est folle. On pourrait lui dire n’importe quoi, rire d’elle, la menacer de l’enfermer dans un asile ou un couvent ;  Justine ne changerait pas d’avis. Elle  n’écoute que son cœur. Et son cœur lui souffle un fol amour pour le vent.
 Etre amoureuse du vent n’est pas une situation facile à vivre, ce n’est pas le genre de fiancé que les autres jeunes filles vous envient. Le vent on se méfie de lui, le vent c’est le dieu des nomades, c’est lui qui les guide et les pousse sur les routes. Le vent n’a rien du gendre idéal.
Quand certaines nuits, couchée dans son lit, elle l’entendait chanter. Justine ne pouvait pas résister à cet appel ; elle se levait et courait s’offrir à lui. Elle sortait dans la campagne et dansait, pieds nus,  sous le clair de lune. Elle dansait en tourbillonnant.  Elle fermait les yeux et sentait son bien-aimé la prendre dans ses bras. Elle frissonnait.  Les noctambules qui la surprenaient durant ces moments là  racontaient ensuite que Justine était folle,  qu’elle avait du vent dans la tête. Quand on lui rapportait leurs paroles, la jeune fille ne pouvait s’empêcher de rire. Ce qui ne l’empêchait nullement de retourner danser avec son singulier fiancé.
Pour aimer le vent, il faut être aventureuse.
Justine était sans doute la plus jolie jeune fille du Pays des Lacs. La plus attirante. Mais de loin aussi la plus sauvage.  Il n’y avait rien d’étonnant à ce que les hommes lui tournent autour. Comme des mouches  au-dessus d’un vieux fromage. ! rien d’étonnant,  qu’ils soient des douzaines de célibataires à vouloir l’épouser. Justine n’avait que l’embarras du choix.  Des bons gars, des beaux garçons. Des fils de bonne famille. De riches héritiers. De jolis cœurs, deux ou trois veufs Et quelques coureurs de jupons. Mais elle n’en a pas voulu. Elle a dit non sans se lasser. Ces prétendants étaient bien trop balourds.  Ils n’y avaient rien de légers en eux, rien de fabuleux.
Oh ! bien sûr vous trouverez toujours ici ou là des vantards qui disent ne pas avoir peur du vent. Mais ce sont des menteurs. Quand le vent se fâche vraiment,  il leur glace les os, leur hérisse le poil et leur fait claquer des dents. Ce prince de l’invisible est presque aussi redouté que le Diable. Alors qu’une jeune fille puisse l’aimer cela dépassait l’entendement.  
Dans le Pays des Lacs, les gens ont finit par la détester.  À dire qu’elle était sorcière. Certaines femmes lui lançaient des pierres quand il la voyait danser dans les champs. L’existence de Justine devint encore plus solitaire. Les gens sont souvent méchants en face des êtres qu’ils ne comprennent pas.  Au bout du compte même ses parents ont finit par s’éloigner d’elle, à la mettre à la porte de leur maison. 
 Justine pleurait souvent. Déjà toute enfant, le vent venait la consoler. Sécher ses larmes, la couvrir de froid baisers. Les bises du vent.
Là-bas, on raconte qu’un jour de tempête, un soir de tourmente, Justine fut emportée, enlevée dans les airs. Kidnappée par un grand tourbillon.  On ne l’a jamais revue. Elle disparue dans nues. Et depuis tout ce temps, on murmure qu’elle vole dans les bras du vent.  Elle vole et elle rigole. Elle n’arrête pas de rire. Elle vole éternellement Justine est heureuse. Amoureuse. Joyeuse.
Là-bas dans le Pays des Lacs, où les gens raconte sa légende on la  surnommé «  la fiancée du vent ». Certaines nuits d’hiver elle vient donner le tournis aux girouettes des toits. Parfois elle  va  chuchoter  dans le trou de serrures des maisons.  Elle murmure des mots secrets qui font faire de beaux rêves aux enfants. Des songes merveilleux qui les emportent loin des  lourdeurs de la terre.

dimanche 12 janvier 2014

mon arbre à fées...


Ce vieil aubépin "penchu" joue au totem féerique au cœur de mon jardin. Arbre magique, sur ses branches se nouent des bouts de tissus colorés ou s'accrochent des objets quand on vient le visiter pour faire un  souhait aux fées.


Magie de l'Aubépin
En ce bleu et froid matin
L'Arbre à fées de mon jardin
Tintinnabule des pensées de Merlin.

mardi 7 janvier 2014

Tolkienite aiguë !

Attention, vous n'allez pas en croire vos oreilles ! 

L'abus d'Héroïc fantasy conduit parfois à de curieuses histoires...

Une jeune canadienne se faisant appeler Melynda Moon a décidé de devenir une Elfe !  Par une opération de chirurgie, elle s'est offert les mêmes oreilles que  Dame  Galadriel !



"J'ai toujours été très proche de la nature. Les oreilles pointues sont adorables et si mignonnes. Je me suis toujours demandée ce que ça ferait d'être autre chose qu'un être humain, alors j'ai décidé de changer mon apparence pour avoir l'air surnaturelle"


( Merci à l'épatant  "Jack Conteur" de m"avoir soufflé ...à l'oreille cette étonnante info.)