mardi 6 août 2013

Les "renardes"

maudelynn:

The Faceless Girl by George H Seeley c.1906 



Personne ne savait au juste à quoi elles ressemblaient vraiment.  N’empêche qu’en ce temps-là, vous n’auriez trouvé personne pour douter de leur existence. Dés leur  plus jeune âge, les mères apprenaient aux enfants qu’il ne faut jamais s’approcher de la forêt les nuits de pleine lune. Au matin de la Saint-Jean, les bûcherons qui sont ordinairement des rustauds de la pire espèce ne manquaient jamais de tresser des couronnes de fleurs qu’ils accrochaient pour elles aux branches d’un vieil aubépin.  Les jeunes filles qui souhaitaient trouver un gentil fiancé pouvaient leur déposer un pot de miel ou de confiture de cynorhodons au pied d’une sorte de menhir. Même s’ils ne l’avouaient pas, les villageois s’y référaient bien plus qu’à la sainte Vierge.  Ici on ne les appelait pas des « fées ». Les rares fois, où les gens du hameau parlaient d’elles, ils disaient les « renardes  ». Le mot n’avait l’air de rien mais, ils ne le prononçaient jamais facilement, ils le chuchotaient.  Parfois dans les conversations certaines expressions locales y faisaient allusion. On employait «  Il a dansé avec les renardes » comme une façon de dire «  il a perdu l’esprit, il est devenu fou ». En hiver, quand le soleil rougeoyait l’horizon, il arrivait qu’une vieille radote : « les renardes font cuire leur pain ».
Bien sûr quand  un voyageur égaré ou un colporteur nomade passaient au hameau de la Renardière c’était bouche cousue...

lundi 29 juillet 2013

dimanche 21 juillet 2013

jeudi 18 juillet 2013

Invisibles Fêlures



foxes-cauldron:

Nature, fantasy and witchcraft ~ ☾ • ˚ * 。 •    
 


Elles sont là. Elles nous guettent, nous épient. Splendidement invisibles. Enlunées de sombres mystères, elles chuchotent des comptines folles dans le vent froid du soir. On voudrait qu’elles nous laissent, qu’elles arrêtent ce mauvais jeu… seulement, rien à faire, elles continuent de plus belle. Leurs rires d’orties nous giflent à toute volée. Ça les amuse tellement de voir qu’on a si peur du noir

 

mercredi 17 juillet 2013

sur la trace des fées....

Chaque jour est un bon jour pour se lancer sur la piste des Fées...



A Lèves, commune d'Eure-et-Loir, on peut  voir une belle empreinte dans une roche  moussue:

Le Pied de Fée

A Le Gouray, dans les Côte d'Armor, en gravissant le Mont Croquelien, on pénètre dans le pays des Fées Margots.

la Baignoire de la fée Margot



Dans la forêt de Fontainebleau, non loin de Bourron-Marlotte, se trouve la Roche aux Fées. on peut voir à l'entrée de cette demeure mystérieuse des traces laissées par les "griffes" des fées.

les Griffes des Fées



Au dessus de La Bresse se dresse un gros bloc de granit où les fées viennent danser; en patois lorrain son nom se traduit en "Église des Fées":

Le Moutier des Fées 

lundi 15 juillet 2013

sourire défait







Là-bas dans les pays farouches

Les nuits de ciel aveugle distillent d’agressifs sortilèges

Chaque seconde tourmente les êtres sans imaginaire 
*
par notre manque de poésie, les fées ont perdu le sourire

  




dimanche 7 juillet 2013

Les Fées de l'Huveaune

Depuis avril 2013 il existe un parcours artistique le long de l'Huveaune jalonné par cinq sculptures de fées.



Les fées de l'Huveaune : " rêveuses ou actives, mélancoliques ou déterminées, investissent les lieux comme des genii loci (esprits des lieux) et tissent un lien inédit entre le passé et le présent. Elles invitent à découvrir l’Huveaune à travers d’autres récits et à inventer de nouvelles formes de vivre avec elle. En se référant également au cycle universel de l’eau, le Chemin des Fées vise à sensibiliser le public aux questions environnementales liées au devenir du fleuve, posant ainsi la question de la gestion de l’eau dans l’avenir, ici comme ailleurs."