mardi 6 septembre 2011

Le " Lindwurm " de Klagenfurt


Un dragon étonnant occupe le centre de Klagenfurt, capitale de Carinthie. Follement redouté de son "vivant", ce gros malin a réussit à devenir l'emblème de cette ville autrichienne.


La Légende dragonesque

Si l'on en croit la légende ce fameux Linwurm terrorisait la région au Moyen-Âge. Pour se nourrir la créature faramineuse se servait copieusement dans les troupeaux de vaches et de moutons. Il ne dédaignait pas aussi, de temps à autres, de croquer un humain pour son dessert. A la longue, le commerce a finit par souffrir terriblement de cette présence monstrueuse. Et quand le commerce souffre, les hommes paniquent vite. Le grand ponte du coin a offert une grosse récompense à celui qui capturerait le dragon. Des gars fort intrépides et bien malins ont décidé qu'il allaient pécher le Lindwurm. Oui, pécher!
Ils ont bricolé, une sorte de grosse chaîne attachée  sur une haute tour en pierres. Au bout  de la chaîne, ils fixèrent solidement un énorme crochet de fer avec, en guise de ver de terre, le plus gros boeuf de la région. Le stratagème pouvait paraître simpliste mais il a fonctionné du tonnerre.
Le Lindwurm, attiré par les beuglements du boeuf, quitta le marécage brumeux où il vivait. Les hommes postés dans la tour virent alors approcher un monstre au long corps écailleux avec de grands yeux vitreux. De la vapeur noire lui sortait des narines ! Devant le boeuf, il ouvrit sa large gueule et croqua sa proie. On peut dire qu'il le regretta aussitôt. Les gars ont alors tiré comme des brutes (qu'ils étaient) sur la chaine et l'hameçon géant s'enfonça cruellement dans ses machoires. Une fois le dragon ferré, la troupe d'intrépides a foncé dessus pour terminer de le trucider avec de longs piques en fer.
Après la mort du Lindwurm le commerce est reparti gonflé à bloc et le petit village a prospéré jusqu'à devenir la grande et belle citée de Klagenfurt.

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Pour commémorer la mémoire de ce Dragon "fondateur de Klagenfurt", les habitants ont édifié en 1590  une fontaine monumentale.
Depuis le Lindwurm se décline en chocolat et même tout dernièrement en pièce de 10 euros.


On ne peut qu'être épaté devant une telle longévité...

lundi 29 août 2011

Légendes et Racontars: les Franches Contées !


A partir d'aujourd'hui, je bricole de petites histoires sur les ondes de France Bleu Belfort-Montbéliard.

Tous les jours de la semaine en compagnie de Maïté Martini; entre 13h30 et 14h dans l'émission: Légendes et Racontars: les Franches Contées !

 




lundi 22 août 2011

Le vertige de la Dame Verte


C’était un de ces après-midi d’été où un soleil caniculaire collait au village désert un masque de cimetière. Un de ces jours où dans le silence étouffant des voix d’enfants rieurs nous chuchotaient d’aller nous noyer dans la rivière. Ainsi, tel un somnambule, il s'apprêtait à faire des bulles au fond de l'eau. Quitter ce monde lui semblait la meilleur pensée qu'il ait jamais eut. Ayant même oublié qu'on lui avait soufflé l'idée. La première chose qu'il vit d'elle fut son reflet qui tremblait sur l'onde. Elle était si belle qu'il faillit tomber dedans. Déjà à cet instant,  la Dame Verte lui donnait le vertige. Elle riait avec une voix d'enfant.


On disait qu’elle était folle.
Atteinte d’une folie sauvage.
Folle à courir nue sous l’orage.
Folle à mordre l'avenir des hommes du village.
Folle à rendre fou.

On disait…on disait…



D’un seul regard, elle  changeait ses victimes en bonshommes de pailles comme ceux qu’on brûle les nuits de la St Jean.
On l'appelait "La fée qu’on ne rencontre qu’une fois". Elle leur donnait un unique baiser au bord de la rivière. Avant de les noyer de chagrin.
Mais avec lui, l'histoire changea. La Dame Verte eut très peur. Quelque chose s'éveilla dans sa poitrine. Quelque chose qu'elle ne croyait pas avoir: un  coeur...
L'autre avec ses yeux vairons la regardait en souriant  et tranquillement lui demanda: " on se baigne ?"
La fée était tombée follement amoureuse du fada du village !

samedi 13 août 2011

Le Chêne des Lutins à Londres

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Les jardins de Kensington à Londres sont surtout connus pour la célèbre statue de Peter Pan qui s'y dresse depuis 1912. On peut y voir cependant une autre curiosité féerique: le Chêne des Lutins ( Elfin Oak).



Dessiné et sculpté par l'artiste Ivor Innes entre 1928 et 1930, l'arbre magique représente le monde du Petit Peuple. Cette souche qui affiche l'âge canonique de 900 ans se voit escaladée par une multitude de petits personnages colorés.


Un livre d'Ivor Innes et de son épouse Elsie a été publié en 1930 pour raconter l' histoire du Chêne aux Lutins.





Seul hic ( mais de taille) à cette oeuvre étonnante, un triste cerveau malade a eut l'idée de la mettre en cage !!!


A noter: Ce chêne merveilleux possède un magnifique cousin australien dont j'ai déjà parlé dans ce blog : l'arbre à Fées sculpté par Ola Cohn.

lundi 8 août 2011

MABKA, une fée d'Ukraine


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Mabka ( Mavka) est une figure fantastique très célèbre en Ukraine. Bien des jeunes filles, de nos jours encore, aiment à se costumer en Mabka.

Dangereusement belles, ces femmes merveilleuses ont la fâcheuse tendance de charmer les jeunes gens et ensuite de les noyer...


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Ces fées slaves se situent entre la sirène et la dryade tant elles sont liées à l'eau et aux forêts.  Vêtues de tuniques blanches et couronnées de fleurs des champs, elles n'ont pas d'ombre ni de reflet dans l'eau.  Elles sont particulièrement activent en juin, à l'époque de la Saint-Jean. D'après certaines traditions, elles seraient les âmes d'enfants morts sans baptême.

A noter : il est possible de se prémunir d'une Mabka en portant un collier d'ail ou d'absinthe.
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Une poétesse ukrainienne Larisa Kosach-Kvitky (pseudonyme Lesya Ukrainka) a écrit un " Chant des Forêts" qui reste une oeuvre très populaire dans son pays. Elle a donné ainsi ses lettres de noblesse à Mabka. Plusieurs films s'en sont inspirés. Ci-dessous, une version de 1981 des plus intrigantes....


samedi 6 août 2011

Crénscia, fée suisse

La Crénscia  est une créature aquatique du val de Pontirone. Une vallée mystérieuse et sauvage du Tessin en Suisse qui selon la légende a été ouvert par le "cul du Diable". C'est le domaine de cette fée des eaux qui sert de croquemitaine dans les familles du pays.

Dans ce monde sauvage, la Crénscia hante aujourd'hui encore l'imaginaire des gens du cru comme le démontre ce beau reportage de la télévision suisse.
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lundi 1 août 2011

Le VODNIK, ondin slovaque

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Ondin des eaux douces, le Vodnik slovaque (et tchèque!) connaît des cousins dans de nombreux pays slaves. Il peut être rapproché du fameux Vodianoï russe.

Créature nocturne, le Vodnik ne sort que la nuit et retourne sous l'eau dés le premier chant du coq. Humanoïde, il est reconnaissable à sa peau verdâtre et ses pieds palmés. La tradition le dit coiffé d'une sorte de haut de forme. On le rencontre souvent au bord de l'eau en train de fumer sa pipe.
Notons  qu'il est plutôt dangereux. Une de ses activités favorites consiste à attraper les imprudents qui s'approchent de la berge et de les noyer. On raconte qu'il conserve l'âme de ses victimes dans des petits pots sous l'eau.


Les pêcheurs  savent s'en prémunir en lui offrant une petite poignée de tabac dont il est très friand.


Aujourd'hui encore, le Vodnik jouit d'une popularité étonnante dans son pays.


La célèbre fontaine du Vodnik à  Trenčín

Chaque année, en juin, à Bratislava, capitale slovaque, se déroule une grande fête en son honneur. On y trouve, entre autres, un magnifique défilé et le concours de la meilleure soupe de poissons ! 



Vive le Vodnik !