dimanche 11 avril 2010

l'Arbre des Fées


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mon ami qui pose (admirez le sourire)


Dans son cercle d'amis, certains membres sont parfois singuliers. Ainsi, l'un des miens est un être particulièrement casanier. Jamais, il ne vient me voir et c'est toujours à moi de lui rendre visite. Bon, oui, c'est un Hêtre mais tout de même...

Voilà, une dizaine d'années qu'on se fréquente, il voisine à un quart d'heure de ma maison. Dans la forêt environnante, il reste le plus gros de sa race et il en tire quelque fierté. Suffit de voir comme il toise les gringalets qui l'entourent. Ce n'est pas qu'il soit toujours bien causant mais j'aime sa compagnie. A bien y réfléchir, c'est un phénomène. A se demander par quel miracle les bûcherons du coin, si prompt à dégainer leur tronçonneuse, ne l'ont pas encore déguillé. D'après mon ami, il serait tout bonnement protégé par les Fées ! L'idée est séduisante mais je me méfie tout de même car il a un fâcheux penchant pour l'affabulation...


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Dans la langue rustique de Franche-Comté le mot Fau désigne le hêtre ( fayard) et la fée.




Les visites au Gros-Hêtre sont toujours aventureuses. L'apprenti-féericologue peut en témoigner...

samedi 10 avril 2010

Les Leprechauns au cinéma !









Un film de 1959, réalisé par Robert Stevenson à qui l'on doit aussi le fameux Mary Poppins. D'après le livre de Kavanagh Templeton Herminie: O'Gill Darby et les bonnes gens ( 1903).

Darby O'Gill, un vieil irlandais, passe la plus grande partie de son temps à raconter des histoires au pub. Un beau soir, il finit par rencontrer le roi des Leprechauns...


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Darby O'Gill et le Petit Peuple curieusement peu connu aujourd'hui est un petit chef-d'oeuvre.




Walt Disney a inséré un mot de remerciement dans le générique de fin "au roi Brian Connors pour sa coopération dans la réalisation de ce film."

mardi 6 avril 2010

Le Musée National du Leprechaun





le 15 avril le National Leprechaun Museum ouvrira ses portes à Dublin !


Situé au coeur de Dublin, ce musée dédié au lutin emblématique du pays ( et de la Saint-Patrick!) plonge le visiteur au coeur du folklore irlandais. Grâce à des meubles surdimentionnés une visite dans ce lieu étrange permet de se "sentir lutin". Sympa mais furieusement kitsch.

A noter qu'un court article dans le journal Libération daté de ce jour, nous informe que bientôt va s'ouvrir le musée national du...farfadet ! Traduire doctement Leprechaun en Farfadet c'est vraiment naze !!!

lundi 5 avril 2010

Ghillie Dhu








Les vieux sgeulaiche ( conteurs d'Ecosse) affirment qu'il reste encore quelques Ghillie Dhu dans les vieilles forêts écossaises. Difficile de vérifier car depuis l'aube du monde, ces hommes-fées sont des maîtres dans l'art du camouflage.

Cheveux sombres et yeux noirs avec une peau légèrement verte, le Ghillie Dhu porte des vêtements tissés de feuilles d'arbres, mousses et lierres. ( certains humains ont scandaleusement volé son nom pour désigner une tenue de camouflage pour les chasseurs et militaires...).

Ces êtres elfiques, protecteur des forêts, affectionnent tout particulièrement les bois de bouleaux. Par nature et expérience, ils évitent d'ordinaire le contact avec les humains adultes mais ils en capturent parfois pour en faire des esclaves! On sait par ailleurs que les enfants égarés dans la forêt peuvent faire appel au " garçon aux cheveux sombres" pour les remettre sur le bon chemin.

dimanche 28 mars 2010

les Fées-Renardes

L'ombre des Kitsune les trahit car elle révèle la forme du renard.


Les plus célèbres Fées-Renardes vivent au Japon: les Kitsune. Séductrices irrésistibles, elles sont aussi attirantes pour l’homme que peut l’être le miel sauvage pour l’ours affamé. Elles se rencontrent en particulier au moment du crépuscule. Le visage étroit aux pommettes saillantes, ces femmes fatales peinent à cacher leurs queues de renard quand elle se montrent sous leur forme humaine.

Curieuses créatures, elles ont la réputation de se voir doter d'une queue supplémentaire tous les cent ans. Quand leur pousse la neuvième , leur pelage de renard devient blanc ou or.
On peut noter que les Kitsune gardent un grande haine pour les chiens, perturbées par leur présence, elles peuvent, malgré elles, retrouver subitement leur forme de renarde et s'enfuir.

Elles usent parfois de pouvoir surnaturels, tel le Kitsune-Bi (feu du renard). Manifestation magique qui ressemble à des lucioles ou de grandes boules de feu. Elles se glissent aisément dans les rêves des humains et peuvent prendre l'apparence d'une jeune mariée sans même que sa mère ne voit la supercherie.
Dans la province de Totomi, chaque 14 janvier, on organise une procession avec des renards en pailles que l'on va brûler et enterrer hors de la ville en rituel de protection.
Les Kitsunes japonaises ont pour cousines, les Huli jing chinoises et les Kumiho de Corée, ces dernières étant les plus maléfiques de la famille. Cruelles, elles se nourrissent en mangeant le coeur ou le foie des hommes qu'elles séduisent.



Fées-Renardes de Corée


L'Asie n'est pas le seul continent où pullulent les Renardes fabuleuses, l'Europe en connaît aussi quelques spécimens.


Fée-Renarde de Suède

Dans le nord de la Suède, une petite virée en forêt peut vous conduire à rencontrer une Skogsra. Ces femmes d'une incroyable beauté possède quelques particularités des plus stupéfiantes. Non contentes de posséder une magnifique queue de renard, elles ont le dos recouvert d'écorces ou entièrement creux comme un vieux tronc d'arbre! Elles séduisent tous les hommes qu'elles approchent. Une fois qu'ils ont fait l'amour avec une Fée-Renarde, les hommes (mariés ou célibataires) tombent sous leur emprise et doivent retourner en forêt dés leur appel. Jusqu'au 18e siècle avoir une relation charnelle avec une Skogsra pouvait conduire à des poursuites judiciaires et même à la peine de mort !

Pour se prémunir contre les avances de cette femme sauvage, certains conteurs préconisent de porter sa veste à l'envers et de rester très poli avec elle. Une cure de mézéréon et de valériane serait aussi du meilleur effet. C'est toujours bon à savoir...

samedi 27 mars 2010

Curupira

Curupira par Manoel Santiago (1926)


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Le Curupira est l'un des êtres les plus curieux des forêts du Brésil. Les folkloristes le décrivent majoritairement sous l'apparence d'un jeune garçon aux flamboyants cheveux roux, aux dents vertes et avec les pieds retournés ( talons vers l'avant).


Protecteur de la flore et de la faune, il passe une bonne partie de son temps à savourer des fruits à l'ombre des manguiers. Si le plus souvent cet elfe amazonien tolère ceux qui chasse pour se nourrir, il s'enflamme contre ceux qui le font uniquement par "plaisir". Pour défendre les habitants de la forêt, le Curupira a plus d'un tour dans son sac. Il imite parfaitement les voix humaines , ou les cris d'animaux, pour attirer ses futurs victimes et les perdre dans les bois. Les bûcherons et chasseurs égarés marchent en rond, incapables de retrouver leur chemin. Pour s'en sortir et ne pas devenir fous, il n'existe qu'une seule solution: fabriquer une espèce de pelote avec des lianes. Il faut habilement la tisser en cachant la pointe puis s'écrier" je parie que tu ne trouveras pas le bout !". Curieux et joueur, le Curupira relève le défi et se met à dévider l'écheveau, juste le temps que l'enchantement se rompe et que l'on puisse trouver le chemin du retour.

Avant de pénétrer dans le domaine du Curupira, pour chasser, la coutume des indiens Tupi-Guarani est de lui offrir de petits présents (flèches, plumes, nourriture) afin de se le rendre propice. De nos jours, les chasseurs et récolteurs de caoutchouc ont adapté cette tradition en déposant du rhum et du tabac à l'entrée de la forêt. Chacun sait qu'il ne sert à rien de s'attaquer à un Curupira car personne ne peut l'atteindre. Il court si vite que l'oeil humain n'arrive pas à le suivre !
Les goûts du Curupira sont bien connus. Ainsi, il est de notoriété public qu'il déteste l'ail et le poivre. D'aucuns affirment qu'il a peur des croix, aussi il change d'itinéraire en en voyant une. On lui reconnaît un fort penchant pour certaines boissons alcoolisées comme le Pinga et la Cachaça ( à base de canne à sucre).


On raconte aussi que ces êtres sauvages attirent et emmènent vivre avec eux de très jeunes enfants à qui ils enseignent de nombreux secrets de la vie dans les bois. Ces rares élus retournent chez leurs parents à l'âge de sept ans mais restent à jamais marqués par ce séjour enchanteur auprès d'un Curupira.
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A Rio de Janero, le Curupira, s'adaptant parfaitement au monde contemporain, est devenu la mascotte de la lutte contre la criminalité environnementale et le trafic d'animaux sauvages.



vendredi 19 mars 2010

Pub Fée

Les Fées se glissent parfois dans les publicités. Ici une pub venant des Philippines ! où la fée est très scrupuleuse en exhaussant les voeux.



Moi, ça me fée rire...