dimanche 9 décembre 2007

ATTENTION, revoilà le Gros Bonhomme Rouge !




L' Usurpateur est de retour ! Le si familier vieillard à barbe blanche-neige et costume rouge-diable est ,en réalité, un habile mystificateur. Sa légende sonne creux. On le croirait sortit tout droit de la nuit des temps. Il n'en est rien.

En 1952, Claude Lévi-Strauss écrivait: " ... Ce n'est pas tous les jours que l'ethnologue trouve ainsi l'occasion d'observer, dans sa propre société, la croissance subite d'un rite, et même d'un culte." Aussi surprenant que cela puisse paraître, en ces temps de courtes mémoire, le Père Noël ne s'impose en France que depuis les années cinquante !






Le vieux roublard ne cesse de nous mentir; sur son âge certes mais aussi sur sa nationalité. Il voudrait nous faire avaler qu'il est finlandais alors qu'il est en vérité citoyen américain. Le Figaro du 21 décembre 1946 en semblait déjà convaincu: " Les enfants de France devront bientôt considérer que le Père Noël est un sujet américain."

Depuis, de livre en livre, des pèrenoëlomaniaques n'en finissent plus d'épiloguer et de ratiociner sur l'origine mythique du Père Noël. Les plus aventureux ont été jusqu'à voir dans ce bonhomme au teint rubicond l'avatar de Gargantua le Géant ou de Merlin l'Enchanteur ! ? Calembredaine ! Certains suggérèrent qu'il serait une personnification tardive du dieu Saturne ( qui, notons-le, dévorait les enfants !) D'aucuns poussèrent l'hérésie jusqu'à voir dans ce vieux joufflu, un quatrième Roi mage ! ( Et pourquoi pas le fils caché du Lièvre de Pâques et de la Petite Souris ?).
Le Père Noël, comme le prouve son nom américain de Santa Claus, n'est autre que le rejeton indigne de saint Nicolas ! Un Ogre ! Bonhomme-sandwich d'une culture de surconsommation.
Tel un clone, Santa Claus a mal vieilli. En une poignée de décennies, il est devenu obèse et commercial. Son costume fut longtemps blanc mais sous l'impulsion de la firme Coca-Cola il est devenu définitivement rouge. Ce rouge de la honte pour avoir vendu l'esprit de Noël aux forces mercantiles !

jeudi 6 décembre 2007

"Ma" Tante Arie dans le journal !

Le Pays du 6 décembre 2007

Un bon article que j'ai dégusté en mangeant un Jeanbonhomme, normal c'était la Saint-Nicolas!


lundi 3 décembre 2007

Sur les traces du Yéti






L'Est Républicain d'aujourd'hui n'en a pas fait ses grands titres ?! Les rédacteurs en chef ont une drole de conception des sujets importants... pourtant de nouvelles preuves de l'existence du Yéti c'est peut-être plus boulversifiant que de nouvelles preuves de l'existence de François Bayrou ?

N'empêche le Yéti court toujours et c'est très réjouissant...

jeudi 15 novembre 2007

Neige !

Lorsqu'il neige à gros flocons, on dit en Suisse et Franche-Comté: " C'est Tante Arie qui déchire sa chemise, fil à fil". En Allemagne, pour le même phénomène, c'est Dame Hollé qui plume ses oies ou secoue son édredon.

vendredi 9 novembre 2007

ETONNANT, NON ?


L'EST Républicain



Cette été, je suis tombé sur cette nouvelle faramineuse: des sportifs assurés contre une éventuelle agression de Nessie, le "monstre" du Loch Ness !

Lorsque le monde contemporain prend en compte le monde fantastique, cela donne une sorte de poésie sauvage !

Verrons-nous bientôt en Franche-Comté de même pratiques pour se protéger d'une possible attaque de Vouivres lors de la Transjurassienne ?! Des procès seront intentés contre Tante Arie car elle aurra apporté, à Noël, des martinets à la place des MP3 espérés ? On portera plainte contre la Petite-Souris, soupçonnée de dérober nuitamment des dents de laits ! A Brocéliande, on creusera la tombe de Merlin pour faire un prélèvement d'A.D.N. dans une recherche posthume de paternité ! On posera des pièges à croquemitaines dans les chambres d'enfants...


bientôt...bientôt ...

mardi 30 octobre 2007

Le conte des FOULTOTS

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" La Pierre qui Pisse" à Ronchamp (70)
C'est l'une des histoires que je raconte depuis longtemps et j'ai eut encore beaucoup de plaisir à la conter le 18 octobre pour la deuxième des "Jeudis du Conte" à Vesoul avec le Cercle des Bonimenteurs.

Un Foultot très serviable !
Les Foultots de la "Pierre qui Pisse"
(d'après un conte traditionnel)
Les Foultots ? Est-ce que vous connaissez les Foultots ?
Les Foultots sont des lutins. Mais attention pas n'importe lesquels ! Ce sont des lutins de chez nous! des lutins de la Comté ! Ils ne sont pas affreux comme les Korrigans de Bretagne ! Non les Foultots sont très beaux comme tous les francs-comtois ! Sauf qu'ils sont blonds... oui ils portent une longue barbe jaune qui court jusqu'à terre et sont habillés de rouge-diable. Ils habitent sous terre, sous les pierres à légendes,les pierres dressées, les roches qui virent, qui tournent... Il habitent dessous dans des sortes de terriers, un peu comme des lapins. Ils ne sont pas bien grands, comme "un chat debout". Mais surtout, à ce qu'on dit, ils sont SERVIABLES, ils aiment à rendre service aux humains...
Un jour, dans mon village, dans mon hameau, au-dessus de Ronchamp, y'a un bonhomme qu'est passé devant la "Pierre qui Pisse". C'est un gros rocher qui borde un ruisseau et tous dans le hameau on sait que des Foultots habitent en dessous. Alors personne ne cultive le champs qui se trouvent en face, on dit que c'est le champs des Foultots et on le laisse en friche. Seulement le bonhomme, il était nouveau dans le hameau, il ne connaissait pas les usages. Et surtout, il n'avait pas beaucoup de terre! Alors en voyant ce champs laissé à l'abandon il s'est dit " C'est quand même malheureux de laisser cette terre sans travailler, moi, je vais la cultiver !"
Il est revenu le lendemain, une bêche sur l'épaule. Il a planter sa bêche, l'a craché dans ses mains et il a commencer à retourner la terre... MAIS, à peine le fer avait-il touché la terre, qu'un Foultot est sortit de d'sous la "Pierre qui Pisse" et est venu se planter devant lui.
"Qu'est'ce que tu fais Là?"
" Hein?! Ben tu vois je retourne le champs"
"Qui t'as donné la permission ?"
"Ben personne. Comme on ne s'en occuppait pas, j'ai pensé que moi, je pouvais..."
" Oh! Attends, on va t'aider !"
Et là, dix Foultots sont sortis de d'sous la Pierre qui Pisse et se sont mis en ligne devant le champs et avec leurs petites mains dures comme le fer, ils se sont mis à retourner la terre, à retourner, à retourner... en cinq-sept, c'était labouré. Le bonhomme était content!
Il est revenu le lendemain, avec cette fois, un gros sac de toile sur l'épaule. Il a déposé son sac au milieu du champs. Il l'a ouvert, et dedans, y'avait comme un trésor !... Des gros grains de blé ! Il en a pris une poignée et l'a jeté en pluie au-dessus du champ Mais à peine le grain avait-il touché la terre, qu'un Foultot est arrivé.
"Qu'est-ce que tu fais là?"
" Ben je sème le champs"
"Qui t"as donné la permission ?"
" Ma foi, comme hier, personne!"
" Oh! Attends, on va t'aider !"
Là, trente Foultots sont arrivés. Ils se sont mis en cercle autour du sac, sont monté les uns sur les autres et avec leurs petites mains, pfitt! pffitt! ils ont semé le champs. Encore plus vite que la veille. Le bonhomme était content.
Le bonhomme on l'a plus revu pendant un certain temps. Et pendant ce temps là, le blé, à germé, poussé, poussé, poussé ! si bien qu'un beau jour il était grand temps de le récolter. Seulement le bonhomme était malade! Alors il a envoyé son jeune fils, Oh! le fils quand il est arrivé, qu'il a vu ce beau champs de blé qui dansait au gré du vent...il a pas résisté, il cassé un épis, il l'a croqué, c'était bon...
" Qu'est-ce que tu fais là?"
"Hein? Ben, j'goûte le blé"
"Qui t'as donné la permission?"
"Heu, personne mais comme c'est le blé de mon père..."
"Oh! Attends, on va t'aider !"
100 ! Cent Foultots sont arrivés pour aidé le gamin à goûter le blé. Ils ont commencé, grain à grain, et pis, épis par épis, tant et si bien, qu'à la fin, il ne restait plus que de la paille ! Et le père est arrivé, Oh ! le père, clopin-clopant, quand il a vu son champs dévasté, il a pas hésité, il a été tout droit vers son fils et il lui a donné une grande gifle !
" Qu'est-ce que tu fais là ?"
" Hein ?!! Ben, je donne une gifle à mon fils qui m'a gâché tout mon blé"
"Oh! Attends, on va t'aider !"
300 ! Trois cents Foultots sont venu aider le père. Il se sont mis autour de l'enfant et avec leurs petites mains dures comme le fer, ils l'ont giflé, giflé! Giflé! tant et si bien, qu'à la fin il est mort...
Et la mère est arrivée. Oh! la mère, quand elle a vu son fils étendu, sans vie, au milieu du champs! Il était déjà grand, mais elle l'a pris dans ses bras et elle a commencé à le bercer. Et de grosses larmes lui coulaient des yeux...
"Qu'est-ce que tu fais Là?"
"Hein ? Tu vois, je pleure mon fils qui est mort"
"Oh! Attends, on va t'aider!"
500! Cinq cents Foultots sont venus pleurer l'enfant. Et toutes ces larmes, toutes ces pleurs, ont formé des ruisseaux qui ont formé une rivière qui a emporté la femme et l'enfant!
ET le bonhomme est resté tout seul au milieu du champs. Il ne bougeait plus, de loin il resemblait à une nouvelle Pierre Dressée, un menhir. On ne sait pas ce qu'il regrettait le plus, sa femme? Son fils ? Son blé? En tout cas, il ne bougeait plus. Et peut-être qu'il y serait encore dans l'champs, si a un moment donné un moustique n'était arrivé...il a tourné autour du bonhomme et il l'a piqué ALORS le bonhomme s'est gratté.....
1000! Mille Foultots ont aidé le bonhomme à se gratter. Ils lui ont gratté la peau, ils lui ont gratté la chair, ils l'ont gratté jusqu'à l'os !
Vous voulez que je vous dise, les Foultots, oui, ils sont SERVIABLES mais, peut-être, un peu TROP !

jeudi 25 octobre 2007

La tour de Mélusine

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Mélusine, l'une des fées les plus célèbres de France, a laissé peu de traces légendaires en Franche-Comté. On raconte qu'il lui arrivait jadis de traverser certains matins la ville de Dole suivie par deux loups. Sous le nom de "Mère Lusine", elle a comme résidence de curieux rochers désignés sous le nom de "séjour de Mère Lusine", non loin du village de Sirod. ( Elle fut aussi pendant quelques années l'enseigne d'une librairie-café "mythique" à Belfort !) Le seul véritable endroit mélusinien n'est guère connu, il s'agit d'une tour se trouvant à Vadans (39) où la tradition affirme que la fée réside. Sous la forme de vouivre, elle quitte son antre pour aller à la nuit boire à la rivière de la Cuisance.