mardi 18 août 2015

En fin de contes.






Le temps qui passe nous règle notre compte
Nos plus beaux rêves sont des enfants perdus
Les chérubins deviennent des gérontes
Au carrousel des merveilles disparues

Blanche Neige, elle vend de petits Nains d’jardin
Et Cendrillon est marchande de chaussures
Dans nos souvenirs s’est endormi Merlin
Grandir vraiment n’est pas une sinécure

L’vieux Pinocchio  a finit alcoolique
A force qu’on s’moque de sa belle gueule de bois
Le Chaperon rouge fait de la politique
Et chasse les loups comme des hors-la-loi

La belle Alice n’est plus si blonde qu’avant
Elle vit maintenant au pays des Mères vieilles
Même Peter Pan a chopé des ch’veux blancs
La Reine des neiges a fondu au soleil

On ne sait plus qui était Carabosse
On ne rêve plus d’être Robin des Bois
Et les citrouilles ne deviennent plus carrosses
Le temps qui passe a bouffé ma Mère l’Oye

On ne sait plus qu’Il était une fois
De belles années qu’on appelait l’enfance
Une contrée pleine de jeux et de joies
Où toutes les nuits on voit des fées qui dansent

3 commentaires:

Isa Noel Joyeux a dit…

S'émerveiller, partir en chasse des petits miracles n'est pas chose aisé. Il est sans doute plus facile d'oublier. Garder son regard d'enfant, c'est la clef du bonheur. :)

Manue Castalan a dit…

Tout pile ma façon de voir les choses ! Bref, ne grandissez pas, c'est une arnaque ;-)

Anonyme a dit…

Très joli poème ! Vos vers se boivent et votre conte est bon !