mardi 18 août 2015

En fin de contes.






Le temps qui passe nous règle notre compte
Nos plus beaux rêves sont des enfants perdus
Les chérubins deviennent des gérontes
Au carrousel des merveilles disparues

Blanche Neige, elle vend de petits Nains d’jardin
Et Cendrillon est marchande de chaussures
Dans nos souvenirs s’est endormi Merlin
Grandir vraiment n’est pas une sinécure

L’vieux Pinocchio  a finit alcoolique
A force qu’on s’moque de sa belle gueule de bois
Le Chaperon rouge fait de la politique
Et chasse les loups comme des hors-la-loi

La belle Alice n’est plus si blonde qu’avant
Elle vit maintenant au pays des Mères vieilles
Même Peter Pan a chopé des ch’veux blancs
La Reine des neiges a fondu au soleil

On ne sait plus qui était Carabosse
On ne rêve plus d’être Robin des Bois
Et les citrouilles ne deviennent plus carrosses
Le temps qui passe a bouffé ma Mère l’Oye

On ne sait plus qu’Il était une fois
De belles années qu’on appelait l’enfance
Une contrée pleine de jeux et de joies
Où toutes les nuits on voit des fées qui dansent

samedi 1 août 2015

mardi 21 juillet 2015

La chaleur de l’été chahute ma soif d’Outre Monde…

samedi 13 juin 2015

LE TEMPS LUTIN


la preuve que les Lutins vieillissent aussi....

dimanche 17 mai 2015

le Féericologue: Est Républicain 16.05.15

le Féericologue: Est Républicain 16.05.15


Est Républicain 16.05.15


Edition Franche-Comté: nouveaux racontars pour le féericologue haut-saônois Hervé Thiry-Duval

Hervé Thiry-Duval, « féericologue » patenté, publie de nouveaux racontars francs-comtois

Hervé Thiry-Duval a été inspiré par « Le Gaulois mourant », au fond du Square du souvenir à Belfort : il l’a même vu « jouer les filles de l’air » ! Photo ER  lien
Hervé Thiry-Duval a été inspiré par « Le Gaulois mourant », au fond du Square du souvenir à Belfort : il l’a même vu « jouer les filles de l’air » ! Photo ER
Belfort. Les auditeurs de France Bleu Belfort-Montbéliard connaissent bien sa voix grave, posée, qui vient les cueillir en six minutes pour leur décrire une Franche-Comté pleine de mystères et de loufoqueries : Hervé Thiry-Duval, conteur professionnel et « féericologue » affiché, compile 46 de ses chroniques dans « La Comté enchantée », glanées dans les mémoires, dans les journaux ou au fil de ses balades dans toute la région.

Quelques gouttes d’écologie dans la potion

Il ne faut donc pas se fier à la vérité, mais au flair de ce conteur qui a le chic pour débusquer des histoires abracadabrantesques, dans la rubrique des faits divers ou auprès du « petit peuple des lisières ». Car « les conteurs sont des menteurs qui disent la vérité », se plaît-il à répéter. Hervé Thiry-Duval avait déjà commis « Les franches contées, légendes et racontars », chez le même éditeur, Sutton, en 2013. « C’est un peu le cousin de ce précédent recueil », explique-t-il. « La base, c’est toujours la collecte des histoires avec le côté plus racontar que permet la radio, en six minutes. Mais pour leur enlever leur aspect oral, j’ai dû les réécrire ». Et même s’il rêve aujourd’hui de rallonger la sauce de chaque histoire, il sait que « le patrimoine est énorme ». Et puisqu’il s’agit bien de la Franche-Comté, rurale, verdurée, bref, encore très naturaliste, « j’ai glissé quelques gouttes d’écologie » dans la potion. « J’ai gardé le côté magique, féerique et quelques préventions pour protéger la nature ».
Ça fonctionne d’ailleurs très bien avec les foultos, ces lutins des prés « qui ont des cousins partout dans le patrimoine des contes, avec d’autres dénominations. Chez les Japonais par exemple, ce type de personnage est utilisé pour protéger l’environnement, jusque sur les panneaux signalétiques. C’est dire si la féerie a de l’avenir ».

Les auditeurs le suivent jusque dans les dédicaces

Foultos, elfes, fées peuplent cet ouvrage qui parle à tout Franc-Comtois. Mais Hervé Thiry-Duval « garde ses antennes ouvertes » sur les petits détails de la rue, « la petite alchimie du quotidien : tu t’assois dans un square et l’histoire vient ». Toute seule. Comme si une petite voix lui soufflait un nouveau racontar. Pourtant, le conteur avoue « souffrir du complexe de Mélusine : j’ai plein de livres inachevés dans mes tiroirs. Mon défi, c’est de réussir à en aboutir un ».
En attendant, les auditeurs de France Bleu lui rendent au centuple ses petites histoires distillées sur les ondes : « Ils me suivent jusque dans les dédicaces. Ça, ce fut une surprise ». Même les bonnes fées franc-comtoises ne lui avaient pas prédit…

« La Comté enchantée », Éditions Sutton, coll. Provinces mosaïques, 208 pages et photos, 14 euros.
Karine FRELIN

vendredi 13 mars 2015

Créatures de nuit


Se promener de nuit en forêt vivifie l'imaginaire....