mardi 23 septembre 2008

Comment cuisiner une Vouivre ?

Gallantine de vouivre à la franc-comtoise

Important: la vouivre doit être conservée vivante jusqu'au dernier moment. Avant de la dépouiller, l'assommer en lui frappant violemment la tête sur une pierre qui vire.
Désosser une jeune vouivre. La farcir avec un salmigondis de lutins du Jura à la crème additionné d'un salpicon de filets de sirènes du Doubs et d'herbes d'égarements. Rouler la vouivre sur elle-même en la montant en dôme et en la ficelant de façon à la maintenir dans cette forme (ailes repliées). La cuire dans du fumet d'ondines au vin blanc bien aromatisé.
Egoutter la vouivre. La faire refroidir. La napper avec une sauce chaud-froid que l'on aura préparé avec le fonds de cuisson de la vouivre.
Décorée la vouivre avec des yeux de foultots et de iouttons. La lustrer avec de la gelée de dame verte.
Dresser la vouivre sur un socle de bois de sapin vert.
Tirée du "Mémorandum du Chasseur gourmand de Dragons " de Georges Murie-Magnin (1749)

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour votre recette de Gallantine de vouivre à la franc-comtoise! C'est un plat exquis (même s'il n'est pas facile de trouver une pierre qui vire!).
J'en profote pour rajouter que la vouivre ainsi cuisinée se marie très bien avec quelques fagots de changelins frits à la merlinoise.
Encore merci.
Maud.

le Féericologue a dit…

Voilà le conseil savoureux d'une gastronome audacieuse! MERCI.

Trouver une "pierre qui vire" n'est pas si difficile, elles pullulent en Comté, on en trouve à Fleurey (25), à Moley (70) et à Poligny (39) mais aussi à La Rochepot (21), à Champarnault
(79), à Cheffois (85)...

Au plaisir !

a.dan a dit…

Un pote a essayé avec du coca, il confirme son doute: c'est pas terrible.

le Féericologue a dit…

Pour le "coca" tu devrais essayer avec un cassoulet de Gremlins !

Anonyme a dit…

Dans ce cas, je file à la Rochepot! Merci du conseil. C'est bien dommage qu'il n'y ait pas de pierre qui vire en Saône-et-loire... enfin je ne vais pas me plaindre... car ici, on ne manque pas de vouivres! Celle de Couches est vraiment époustouflante mais elle est terriblement lente à arriver. Et après cela, elle vous regarde avec un oeil étrange qui vous paralyse. On dirait qu'elle vous transperce l'âme! C'est émouvant. J'ai moins peur du Graouli et de la Tarasque réunis que de la vouivre de Couches!
Maud.

le Féericologue a dit…

Il existe à Uchon une "Pierre qui croule", elle devrait faire l'affaire. Pour ce qui est de la "Vivre" de Couches, elle était en effet très en beauté faramineuse le 25 aout dernier mais c'était cette foule incroyable le plus effrayant !